Pourquoi parle-t-on de plus en plus de KM 2.0 ?

Publié le par Cédric, Ludovic, Xavier

      Depuis plusieurs années, le Knowledge Management est un mode de management qui a gagné sa légitimité dans les entreprises. Mais aujourd'hui ce processus a eu une nouvelle dimension grâce aux multiples avantages d'accès et de diffusion proposé par le Web 2.0. A présent il est possible de mettre en place, de manière formelle ou informelle, un processus KM au-delà des murs de l'entreprise. Le KM n'est donc plus réservé aux acteurs propres à l'entreprise. Dorénavant le partage des connaissances et des compétences ne se pratique plus seulement en interne mais dans un espace dont les frontières ne sont plus physiques, rien n'empêche un acteur de confronter et d'échanger ses bonnes pratiques et autres « données » relatives aux KM chez lui, hors de son temps et lieu de travail. Le KM est donc à la portée de tous, dans un processus aussi bien formalisé que non formalisé. L'absence de frontières permet également à la variable acteur de tenir un rôle plus important. En effet le web 2.0 permet l'ubiquité, ainsi, les acteurs participent sans se soucier de la distance, du territoire et du temps, et ceci, en étant en plusieurs lieux à la fois. Le nombre de participants n'est plus une barrière puisque les nouveaux outils permettent un accès à un plus grand nombre. Cela dit il est encore possible de restreindre tous ces paramètres.

Le KM n'est donc plus un souci de frontières et d'acteurs.

     Il y a encore quelques années mettre en place un programme KM demandait un investissement certain et il fallait justifier de son intérêt. Aujourd'hui avec les NTIC, la gamme d'outils est plus large et laisse ainsi un choix de solutions plus important  avec une variable prix plus ample tout en répondant aux besoins. Le KM devient dès lors plus facilement accessible.
La littérature scientifique du Knowledge Management a pris une nouvelle dimension dans le sens où il est dorénavant possible d'exposer ses expériences, méthodes et de développer des concepts sur le Web et non plus sur un support papier. Certes les ouvrages occupent une place importante et témoignent des recherches et des expériences des experts universitaires et professionnels mais le monopole de la publication s'est effondré avec l'arrivée du Web 2.0. Et ce n'est faire offense à personne de dire que dans tous les domaines nous retrouvons cette démarche ! Les bonnes pratiques, études de cas, retours d'expérience, recherches, etc sont facilement accessibles sur le web collaboratif. 
N'est-ce pas formidable de partager nos connaissances, nos problématiques, nos compétences et expériences sur le web et de pouvoir s'enrichir mutuellement grâce à l'intervention d'autres acteurs et de critiques constructives ? Il est indéniable que ce phénomène de pollinisation est une avancée pour les entreprises, les organismes publics, les experts et autres nombreux acteurs qui souhaitent rentrer dans une logique de partage des connaissances et des compétences.

 

Nous pouvons ainsi penser que c'est pour l'ensemble de ces facteurs que nous parlons de plus en plus de KM 2.0 car il y a dans ce processus un bouleversement du fait que les paramètres soient plus souples. C'est pourquoi nous voyons que la littérature de ce domaine commence à être importante notamment dans les pays anglo-saxons mais aussi en France. Et même si bien parfois cela n'en porte pas formellement le nom, le KM 2.0 est fortement présent aussi bien dans la sphère professionnelle que privée dés lors que l'on échange des connaissances.

 

 

 

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